Du choix de l’analyste dépendent la reconstruction de soi et la cessation des violences que subissent les victimes
Travailler à construire, à inventer sa vie, écouter son ressenti, imaginer des moyens d’expression personnelle pour exprimer ce ressenti conduit au développement d’un narcissisme créateur, démarche essentielle pour ceux qui souffrent d’un manque d’estime de soi, d’une dépendance ou d’un manque de présence corporelle et psychique.
Dans cette perspective, l’analyste joue un rôle essentiel : son écoute et son questionnement vont permettre au patient d’accroître sa capacité d’auto-observation, de rendre plus présentes ses pulsions et de les intégrer, de se sentir aussi plus présent corporellement et psychiquement. A ce travail s’ajoute l’usage des suppléances comme moyens de réalisation de soi. Ce qui déclenche une réduction considérable du passage à l’acte dans des violences autodestructrices ou destructrices, dans la somatisation ou la dépendance à un produit.
Un analyste qui ne se positionne pas comme une autorité
Grâce à l’écoute, les patients vont pouvoir se libérer des relations de dépendance dominant-dominé dont ils sont souvent victimes à cause - justement - de leur manque d’estime de soi et d’identité.
La reconstruction identitaire met fin au déni de soi ainsi qu’aux comportements qui l’accompagnent : écoute excessive des autres, générosité excessive, incapacité de dire non, culpabilité excessive, autodévalorisations…
Cette démarche est rendue possible par le fait que l’analyste ne se positionne pas en autorité qui sait et dit ce qu’il faut faire, mais parce qu’il sait écouter, se remettre en question, sentir et accepter la souffrance de l’autre, et développer une attitude créatrice face à celle-ci.
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